Mardi 3 novembre 2009 2 03 11 2009 00:07

 

Du ghetto au reste du monde

Le Dub est un style caractérisé par une série d’expériences musicales, laissant très peu de place aux paroles, souvent basées sur eu musique instrumentale,  privilégiant les fréquences graves, les riffs de basse misent en valeur par l’unité rythmique et l’addition d’effets comme le delay, la reverbe et autres artifices sonores, pour la plus part  liés à des phénomènes naturels. Lors des concerts live, les effets sont manipulés par le sélecteur, alors que le MC (le microphone manager) envoie ses phrasés.

Le Dub, qui est une branche musicale du reggae, est lui aussi né en Jamaïque et prend lui aussi ses racines dans la musique nègre. Parti du ghetto pour se répandre dans  le reste du monde, les musiques de la Jamaïque finirent par atterrir en Angleterre, pays réputé pour sa mise en valeur des nouvelles tendances musicales. A partir des années 80, on y vit fleurir quantité de labels spécialisés comme « On-U Sound Records » qui, bien qu’il ne suive pas au pied de la lettre la ligne de King Tubby, l’inventeur du Dub Roots (Dub authentique),  ni de ses précurseurs Lee Perry et Bunny Lee, contribua pleinement à l’évolution du genre et le pays devint une véritable fabrique de Dub.

Le groupe  Police, qui était alors l’un des icones de la Pop-Rock, fut très vite contaminé par le Dub et donna alors une nouvelle impulsion à la projection universelle de ce nouveau style de musique. Dans les années  90, c’est de nouveau dans l’Angleterre Cosmopolite que naquit l’Asian Dub Foundation, composées d’émigrants Indiens dont la musique présentait un fort accent de Dub et dont les paroles critiquaient âprement le racisme mondial. C’est grâce au lancement de son disque Rafi’s Refenge, sous le label Virgin France, qu’après avoir conquis la terre de France le groupe se fit une renommée dans le Royaume Unis puis sur les autres continents.

La scène française est d’ailleurs très représentative du mouvement grâce à des groupes comme Improvisators Dub, Kaly Live Dub etc…qui ont pris l’habitude de jouer en live avec un ingénieur du son, faisant partie intégrante du groupe, chargé de soigner les effets sonores. Les musiciens français ont beaucoup de “feeling” pour la musique électronique et le Dub ne fait pas exception à la règle

Au Brésil, le Dub a influencé Chico Science ainsi que des groupes comme  Nação Zumbi, O Rappa, Cidade Negra et, plus récemment, le Digital Dubs, un projet musical, entièrement consacré à ce style de musique et créé par MPC, Cristiano Dubmaster et Nelson Meirelles, un des plus grands  instigateurs  de la divulgation du Reggae brésilien.

Selon  Meirelles:

-" Le Dub est l’un des nombreux héritages que la Jamaïque ait  légué au reste du monde. “Le Brésil, un pays extrêmement musical, dont le passé historique présente divers points communs avec cette île des Caraibes, ne pouvait pas rester en dehors de ce processus créatif. C’est pourquoi nous tentons d’y apporter notre contribution, notre lecture personnelle, comme nous venons de le faire avec le single “Pirate´s Game”, notre plus récent lancement qui compte avec la présence du chanteur Jamaïcain  Earl 16. Nous faisons un reggae empreint de quelques touches de samba lente, avec une cuíca et un cavaquinho. Vous pouvez d’ailleurs l’écouter en cliquant sur le lien : http://www.myspace.com/digitaldubssound."    

Do Gueto para o Mundo  

O dub é um estilo caracterizado pelas experimentações musicais feitas em bases com poucas letras, muitas vezes só instrumentais, e com frequências  graves  onde a batida da bateria e os riffs de baixo se destacam pela integração rítmica somados aos  efeitos processados de delay, reverbe e outros ruídos sonoros, na maioria das vezes ligados a  fenômenos da natureza. Em apresentações “live” os efeitos são manipulados pelo seletor enquanto o MC (microphone comander) manda as suas orações.

Sendo um braço musical do reggae, o dub tem origem na música negra e também nasceu na Jamaica. Do gueto para o mundo, o som Jamaicano aterrissou na Inglaterra, país com tradição em amplificar novas tendências musicais. A partir da década de 80, o país virou uma usina produtora de dub, com selos especializados no assunto como  o On-U Sound Records, que contribuiu com a evolução do gênero, apesar de não seguir a linha do dub roots do seu inventor King Tubby e dos precussores  Lee Perry e Bunny Lee.

 Um dos  ícones do pop-rock, o The Police foi contaminado pelo dub e impulsionou ainda mais a projeção universal do estilo. Na década de 90, ainda na cosmopolita Inglaterra, nasceu a Asian Dub Foundation. Formada por imigrantes indianos, com forte sotaque dub, em suas letras ácidas traz críticas ao racismo no mundo. O lançamento do disco Rafi’s Refange, pela Virgin France, rendeu à banda popularidade em solos franceses e, em seguida, a conquista do Reino Unido  e de outros continentes.

 A cena francesa é muito bem representada por grupos,  como Improvisators Dub e Kaly Live Dub, entre outros, que costumam tocar ao vivo com o técnico de som atuando como elemento declarado da banda e caprichando nos efeitos sonoros. Os músicos franceses  tem feeling  para a música eletrônica e com o dub não é diferente.

 No Brasil, o dub influenciou  bandas como Chico Science e Nação Zumbi, O Rappa, Cidade Negra e, mais recentemente, o Digital Dubs, projeto musical inteiramente dedicado ao estilo, criado por MPC, Cristiano Dubmaster e Nelson Meirelles,  um dos  grandes  incentivadores do Reggae brasileiro. “O dub é uma das várias contribuições que a Jamaica deixou para o mundo; o Brasil, paí­s extremamente musical e com um passado histórico com diversos pontos em comum com a ilha caribenha, não poderia ficar de fora desse processo criativo”, diz Meirelles e continua: “Então, estamos aqui  tentando dar nossa contribuição, nossa leitura pessoal para o dub. Por exemplo, no nosso mais recente lançamento (o single Pirate’s Game, com o cantor Jamaicano Earl 16), nós fazemos um reggae com toques de um samba lento, com cuíca e cavaquinho”. Quemquiser conferir,deve acessar  http://www.myspace.com/digitaldubssound.

Par Pedro D-Lita
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 10 2009 19:02

 

O Popular e o Erudito

La diversité de la production musicale de Recife et de sa sœur ainée,  Olinda, est évidente et l’on peut aisément constater que  Pernambuco  se réinvente tous les jours. En 1980 on a assisté à l’émergence du Mangue beat, un nouveau style musical qui mêle les références culturelles du Nordest  à celles des mouvements beats et  hip hop, aux guitares grinçantes, aux pédales de distorsion et à la musique électronique, créant ainsi un nouveau  langage musical qui catalyse  de manière significative,  la culture urbaine et  la culture populaire. 
 La ville est alors devenue un centre d’attraction pour tous les musiciens, les producteurs et les  agents artistiques. D’importants Festivals comme : Abril pro Rock et Rec Beat ont contribué à  divulguer ce mouvement sur le marché de la musique brésilienne et permis sa  répercussion à l’étranger. Des groupes comme le  Spok Frevo Orquestra font maintenant deux à trois tournées mondiales par an. La bande  Sagrama (www.myspace.com/sagrama) propose un travail qui va bien au-delà des frontières du Nordest du Brésil. Le groupe Sagrama, qui est né dans les locaux du « Conservatorio Pernambucano de Musica », à partir d’une idée de Sergio Campelo, mêle la musique érudite à la musique populaire et parvient à des sonorités qui nous transmettent l’histoire d’un peuple, d’un Etat et d’un  pays.

 Ce groupe,  qui sillonne actuellement le Brésil, mais dont la musique n’a pas encore atteint le sol Européen,  a été très influencé par le mouvement Armorial dont le créateur,  Ariano Suassuna avait pour but d’élaborer  un art  valorisant les racines de la culture brésilienne. Suassuna a énormément contribué à ranimer la passion pour Pernambuco, mais a aussi attisé l’éternel conflit entre les puristes et  la  génération  « mangue beat » dont il  a critiqué l’introduction de rythmes contemporains dans la musique traditionnelle. Après avoir affublé Chico Science du surnom de  « Chico Ciência », car il refusait l’usage de mots étrangers,  Ariano Suassuna a lui-même été caricaturé par un groupe carnavalesque qui, pour se moquer de lui, prit le nom d' « Arriando sua Sunga »(En baissant son caleçon de bain) .

Le groupe Sagrama a maintenant enregistré une musique pour la bande sonore pour d’ « O Auto da Compadecida », une minisérie télévisée, réalisée par  Guel Arraes, à partir d’un scénario d’ Ariano Suassuna.

Le groupe compte avec la participation des percussionnistes : Antonio Barreto, de l’Orchestre Symphonique de  Recife, coordinateur  et professeur du  « Conservatotio   Pernambucano de Musica » et créateur de la rencontre de percussionnistes brésiliens et internationaux « o Encontro das Musicas Percussivas do Recife et Tarcisio Resende auteur des livres  Batuque Book Maracatu, Batuque Book Caboclinhos, DVD dos Maracatus de Pernambuco et créateur du groupe de percussions Quebra Baque (quebrabaque.blogspot.com) dont il est aussi le leader, et avec lequel  il est actuellement  en tournée en Europe où il projette maintenant d’implanter une cellule en Autriche.
Sources : Priscilla Borel - Diplômée en Education Artistique//UFPE et artiste liée à la Culture populaire depuis l’âge de 12 ans -
 
www.myspace.com/priscillaborel  

 

O Popular e o Erudito

 A diversidade da produção musical de Recife, com a sua irmã Olinda, é evidente. Pernambuco se reinventa a cada década, a cada ano, a cada dia. Desde o fim dos anos 80, quando surgiu o Mangue Beat, que juntou as referências culturais nordestinas com beats de hip hop, guitarras distorcidas e música eletrônica. Criando, sempre, uma linguagem musical, catalisando o urbano e a cultura popular de maneira significativa.

A cidade virou foco de atenção de músicos, produtores e agentes musicais. Festivais de peso, como Abril pro Rock e Rec Beat, fazem a sua contribuição para o mercado da música brasileira e sua repercussão no exterior. Bandas como Spok Frevo Orquestra fazem de duas a três turnês mundiais por ano. A Sagrama (www.myspace.com/sagrama), por exemplo, tem  um trabalho que vai além das fronteiras do nordeste brasileiro.

Criado nas salas do Conservatório Pernambucano de Música, o grupo foi idealizado por Sérgio Campelo, que, misturando o erudito com o popular alcançou uma sonoridade que traduz a história de um povo, de um estado de um país. O Sagrama, atualmente girando pelo Brasil, mas que ainda não aterrissou em solo europeu, tem influências do movimento Armorial – idealizado por Ariano Suassuna com o objetivo criar uma arte erudita valorizando as raízes culturais brasileiras. Este movimento deu uma grande contribuição para reacender a paixão por Pernambuco, mas também provocou um eterno conflito com a geração “mangue beat” por não assimilar as fusões musicais entre os ritmos mais contemporâneos e o tradicional, insistia em chamar Chico Science de “Chico Ciência” e foi satirizado inclusive no carnaval com a criação do bloco carnavalesco “Arriando sua Sunga”.Sagrama fez a trilha sonora da mini-série “O Auto da Compadecida”, de autoria de Ariano Suassuna, dirigida por Guel Arraes.

O grupo conta, ainda, com as participações de Antonio Barreto, percussionista da Orquestra Sinfônica do Recife, coordenador e professor do Conservatório Pernambucano de Musica e idealizador do Encontro Percussivo REC-PE, e do também percussionista Tarcisio Resende, autor dos livros 
Batuque Book MaracatuBatuque Book Caboclinhos, do DVD dos Maracatus de Pernambuco e criador/diretor do grupo de percussão Quebra Baque (quebrabaque. blogspot.com), atualmente em turnê pela Europa e desenvolvendo um núcleo de percussão na Áustria.

Fonte:Priscilla Borel-graduada em Educação Artistica/UFPE e artista popular desde os 12 anos -www.myspace.com/priscillaborel 

 

 

                                           

 

 

 

Par Pedro D-Lita
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 09 2009 21:47

Brazilian Waves

Le film  « Beyond Ipanema : Brazilian Waves in Global Music », a été projeté en Avant Première Internationale au Musée d’Art Moderne de New York (MOMA), dans le cadre du « Festival Première Brasil ». Cette projection s’est terminée par l’intervention du Harlem Samba, un groupe de percussionnistes, formé par les élèves d’une école publique de Harlem qui a participé au tournage de ce documentaire, qui montre la longévité de la musique brésilienne dans le monde et a reçu les éloges de la critique.En effet, ce film raconte l'histoire de la musique brésilienne des années 40 à nos jours, en passant par la bossa nova et le tropicalisme, sans oublier les mouvements musicaux plus contemporains. Il faut souligner quelques séquences extrêmement intéressantes, comme celles où des artistes, dont Thievery Corporation, David Byrne et quelques autres, nous parlent des dj's et de la culture du vinyle. Sur la bande sonore de ce documentaire, totalement indépendant, produit et réalisé par le journaliste Guto Barra et par le producteur Béco Dranoff, tous deux brésiliens résidents à New York, on retrouve des morceaux comme : Freestyle Love, du groupe Stereo Maracana, voisinant avec les musiques d'artistes comme Curumim, Apollo 9 et bien d’autres.

Béco a créé le label ZIRIGUIBOOM, sur lequel, en partenariat avec le label belge Crammed Disc, il a lancé des artistes comme : Bebel Gilberto, Cibelle, Zuco 103, Bossacucanova, Trio Mocotó, Suba, DJ Dolores et Celso Fonseca.Il explique : Ma rencontre avec le groupe du « Harlem Samba », l’école de Samba de la « Frederick Douglass Academy » de Harlem a été fondamentale pour l'élaboration de ce documentaire, car elle m’a permis de démontrer l'immense place qu’occupent actuellement la Samba, et la musique brésilienne en général, aux Etats Unis. Le professeur de musique de la High School, est un passionné de samba et, il y a quelques années, il a décidé d'enseigner les techniques du vrai 'Sambão' aux adolescents de son école. Le résultat est très impressionnant, ses élèves jouent vraiment très bien. Juste à la fin de la projection de cette Avant Première Mondiale, ils sont entrés dans le Moma et, alors que la salle était encore plongée dans l'obscurité, ils se sont mis à jouer avec un tel groove que les 400 personnes qui regardaient encore défiler le générique se sont levés et se sont mises à danser. 









Brazilian Waves
 

O filme  « Beyond Ipanema: Brazilian Waves in Global Music », foi elogiado após a estreia mundial no festival Première Brazil no Museu de Arte Moderna de New York (MOMA). A sessão contou com a apresentação live do Harlem Samba (batucada formada por alunos de uma escola publica do Harlem, N.Y.). O grupo participa do documentário que mostra a influência e a longevidade da música brasileira no mundo, principalmente na América.A historia da música brasileira é narrada no filme desde os anos 40, passando pelos movimentos da bossa nova e do tropicalismo até chegar à cena mais contemporânea.O filme conta com bons momentos como a sequência com o Thievery/David Byrne, entre outros, falando sobre DJs e vinil culture.

A faixa Freestyle Love, do grupo Stereo Maracanã, com musicas de Curumim e Apollo 9, entre outros artistas, faz parte da trilha sonora do documentário que é totalmente independente, dirigido e produzido pelo jornalista Guto Barra e pelo produtor Béco Dranoff, brasileiros radicados em New York.Béco lançou o selo ZIRIGUIBOOM, e com a gravadora Crammed Disc, baseada na Bélgica, lançou artistas como Bebel Gilberto, Cibelle, Zuco 103, Bossacucanova, Trio Mocotó, Suba, DJ Dolores e Celso Fonseca.

Béco “O encontro com a turma do Harlem Samba, que é a escola de samba da Frederick Douglass Academy no Harlem em NY, foi fundamental pra fecharmos o documentário, pois pudemos demonstrar como o samba e a música do Brasil em geral são super relevantes hoje em dia nos Estados Unidos.” O professor de música da High School é aficionado por samba e resolveu, há alguns anos, ensinar as técnicas do ‘sambão’ mesmo prá garotada adolescente da escola. O resultado é muito impressionante. A turma toca muito mesmo. No MoMA, logo após a estreia mundial do filme, eles entraram ainda no escuro e, assim que os créditos começaram a passar, desceram pelo cinema abaixo tocando muito e com um groove ótimo. A audiência de mais de 400 pessoas levantou da cadeira e caiu no samba!
www.beyondipanema.com 
Par Pedro D-Lita
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 09 2009 15:32





Par Pedro D-Lita
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 09 2009 15:21

Par Pedro D-Lita
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 09 2009 15:02
A documentary on Brazilian music and Brazilian musicians, revealing some of the "battleground" from where the Tropicalia movement rose, among major changes in the society of this vast multiracial semi-continent.


Par Pedro D-Lita
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 09 2009 02:10
Par Pedro D-Lita
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 04 2009 02:11



De 1999 à 2009

C’était en 1999. Le Brésil, La France et le reste du monde étaient d’ors et déjà dans l’attente de l’arrivée de l’an 2000. Eduardo Coutinho, auteur de documentaire, s’apprêtait à monter les grands escaliers d’une favela de Rio le jour même du réveillon. Ceci, dans le but de tourner Babilônia 2000, un documentaire emblématique sur ce à quoi ces habitants aspiraient pour cette année tant attendue. Lenine était l’invité de Caetano Veloso sur le projet Carte Blanche, à la cité de la musique de Paris. Tandis qu’au Brésil, ses musiques inondaient les bandes annonces des télé-novelas. En France, MC Sollar, rappeur d’origine sénégalaise, recueillait encore les fruits du succès de musiques produites dans les années 90. Mais aussi ceux de ses prouesses, comme celle d’avoir participé au jury du Festival de Cannes au cotés de Martin Scorsese. 

Dix ans sont passés et beaucoup de choses ont changés, grâce à la socialisation, l’accès aux logiciels de programmation musicales a été facilité. Les artistes peuvent s’essayer et créer un accompagnement musical dont la sonorité soit suffisamment sophistiquée, sans perdre ni vigueur ni identité. Les informations musicales mondiales (dub, afrobeat, reggae, hip-hop…) se multiplient et circulent dans le monde entier. 

L’arrivée de 2010 augmente les productions en home studio et myspace est devenu un judicieux moyen de circulation d’informations pour montrer ses œuvres. Néanmoins, peu d’artiste en tire des bénéfices financiers. Qu’est ce qui pourrait être fait, au-delà d’internet, pour que nous puissions continuer notre route en marge des structures corrompues et fatiguées des grandes maisons de productions et pour qu’un jour enfin nous puissions les dépasser ? Est-ce que le piratage des CD et des DVD vaut vraiment la peine ? Alimentons-nous les mafias chinoises ? Ou, est-ce que nous créons notre propre économie parallèle et démocratisons ainsi la diversité, l’art et l’information ? 

Les difficultées économiques donnent du pouvoir à notre créativité, et c’est grâce aux nouveaux moyen de diffusion que l’on créer des liens, que l’on montre son travaille, que l’on exprime ses sentiments, par le biais de textes et d’idée aussi bien visuelles que musicales



De 99 à 2009


 
O ano era 1999. O Brasil, a França e o mundo já estavam na espectativa da chegada de 2000. O documentarista Eduardo Coutinho se preparava para subir as escadarias de uma favela carioca no dia do réveillon, para fazer o revelador documentário Babilônia 2000, mostrando o o que os moradores esperavam do tão aguardado ano. Lenine participava como convidado de Caetano Veloso do projeto Carte Blanche, na Cité de la Musique, em Paris. No Brasil, suas músicas recheavam as trilhas sonoras das novelas. Na França, o rapper de origem senegalesa MC Sollar ainda colhia os frutos dos seus hits lançados durante a década de 90 e de suas façanhas, como ter participado, ao lado de Martin Scorsese, do júri no Festival de Cannes (em 1998).

Dez anos se passaram e muita coisa mudou com a socialização da tecnologia e um acesso mais fácil a softwares de programação musical. Os artistas podem experimentar e criar bases com uma sonoridade bem sofisticada, sem perder o vigor e a identidade. As informações musicais globalizadas (dub, afrobeat, reggae, hip hop…) multiplicam-se e circulam pelo mundo.

À boca de 2010 aumentam as produções em home studios e o Myspace tornou-se um útil canal de escoamento para mostrar esses trabalhos, mas poucos artistas fazem dinheiro. O que poderia ser feito além da internet, para continuarmos correndo por fora e ultrapassando pelo acostamento a estrutura viciada e cansada das grandes gravadoras? Será que a pirataria de CDs e DVDs vale a pena? Alimentamos as máfias chinesas? Ou geramos uma economia paralela e democratizamos a diversão, a arte e a informação?

As dificuldades econômicas potencializam a nossa criatividade, e usando os novos meios de difusão podemos fazer contatos, mostrar nossos trabalhos e expressar nossos sentimentos, por meio de textos e ideias visuais e musicais.

 

Par Pedro D-Lita
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 04 2009 01:06

Funk carioca

Le Funk Carioca est un genre de musique inspiré du Funk américain des années 70,  réinventé et adapté à la réalité brésilienne par les DJs et Mcs cariocas. Les bals Funk ont d’abord été organisés par les membres des communautés les plus défavorisés sur des terrains de sport ou dans les clubs de la banlieue de Rio.

Ce rythme est né et a pris de l’ampleur dans cette ambiance même de favela et de quartiers populaires.

Le Funk a alors très vite franchi les frontières des favelas et a envahi les sonos des beaux quartiers, puis il s’est répandu dans tout le Brésil et s’est exporté vers d’autres continents.

Le  Dj et producteur Diplo, né dans le pays d’Obama, a été  élevé au Sud des Etats Unis bércé par le “Dirth South” et le “Miami Bass” , proches du Funk brésilien. Son identification avec ce style de musique fut  imédiat. En contact avec  Dj Malboro d’autres “Funkers” cariocas,  il a activement collaboré à la divulgation international du funk.

En Europe, le musicien allemand Daniel Hacksman,  producteur et  créateur du label Men Recording a lancé une compilation de Bal Funk Master, produite par Dj Sandrinho (ex-Mr Catra/Furacao 2000)  en collaboration avec  Dj Tchiky Al Dente. Le site www.clekclekboom.com  est devenu aussi un outil de diffusion du Funk.

A Rio de Janeiro, les beats des gros tambours ont résonné  partout dans la ville,  jusqu’au « Circo Voador ». Cette  salle de concert  à Lapa (quartier des plus démocratiques..)  très  importante pour la musique brésilienne, assure toujours  au sein de sa programmation une place au Funk et organise tous les mois :  “Eu Amo Baile Funk”, une fête  rassemblant toutes classes sociales confondues et  brisant ainsi le préjugé  de  Rio  “cidade partida”  (soit, la ville coupée en deux).


http://www.circovoador.com.br/saibamais/release_090411_bailefunk.htm 

Funk Carioca


O Funk Carioca é um gênero musical que começou inspirado no Funk americano dos anos 70, foi reinventado e adaptado à realidade brasileira por DJs e Mcs Cariocas. Os bailes Funk começaram organizados em quadras esportivas dentro das comunidades e clubes nos subúrbios da cidade, neste ambiente da favela e de bairros populares, o ritmo nasceu,cresceu e ganhou força.

O Funk extrapolou as fronteiras das favelas, invadiu as caixas de som do asfalto,se espalhou pelo Brasil e chegou em outros continentes.

Na terra de Obama,o Dj e produtor Diplo,nascido e criado no sul dos Estados Unidos escutando“dirth south” (stylo de rap) e Miami Bass(ritmo q influenciou o genero no Brasil) se identificou com o genero. O cara se envolveu com o Dj Malboro e outros funkeiros cariocas e colaborou pra divulgaçao do movimento.

Na Europa o musico/produtor alemão Daniel Hacksman dono do selo Men Recording, lançou a compilaçao Baile Funk Master produzida pelo o Dj Sandrinho(ex-Mr Catra/Furacao 2000), que em parceria com Dj Tchiky Al Dente lançou o site www.clekclekboom.com como mais uma ferramenta para divulgar o Funk.

No Rio de Janeiro, a batida do tamborzao esta espalhada por todos os lados… na Lapa, bairro mais democratico da cidade e onde fica o Circo Voador ,um dos espaços de grande importancia para a musica brasileira, que  em sua programaçao tem um espaço garantido para o mundo Funk. “Eu Amo Baile Funk” é uma festa que acontece mensalmente e junta um publico de todas as classes socias, quebrando o preconceito da “cidade partida”.


Par Pedro D-Lita
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Mardi 3 février 2009 2 03 02 2009 11:59

Sans frontières 

La langue portugaise est née du latin populaire parlé par les soldats romains qui envahirent la péninsule Ibérique, c'est à dire la région qui correspond maintenant à l'Espagne et au Portugal. Actuellement c'est la 3 ème langue occidentale la plus parlée au monde, après l'anglais et l'espagnol. 

Le documentaire Além Mar, (au delà des mers) réalisé par Belisário França en collaboration avec l'anthropologue Hermano Vianna, nous montre l'héritage qu'à laissé le Portugal dans les huit pays qui parlent officiellement le portugais et dans ceux qui l'ont déjà parlé comme Goa (en Inde) et Macau (en Chine). 

La musique, elle, est un langage qui dépasse les frontières de la langue et celles des différences, elle représente un lien entre les pays et entre les continents. 

En Europe, la musique chanté en portugais est très bien représentée par des chanteurs brésiliens comme Gilberto Gil ou Lenine, des africains lusophones comme  Cesária Évora et Bonga, mais aussi par de jeunes talents comme  Mayra Andrade et Wyza, un jeune chanteur compositeur, natif du nord de l'Angola qui s'est réfugié à Luanda pour fuir la guerre et chercher un moyen de survivre. 

Après une tournée en Angola et au Portugal Wyza est passé par Paris. Accompagné de musiciens brésiliens et français il a donné un concert mêlant sonorités traditionnelles (le kilapanga) de sa terre natale et rythmes africains à des programmations électroniques sophistiquées. Un concert qui comptait aussi avec la participation improvisée de rappeurs de la banlieue parisienne qui mêlent les rythmes de la Martinique, de la Guadeloupe, de l'Afrique de l'ouest et du Nord à ceux venus d'Amérique.
Wiza

















Sem fronteiras 


A língua portuguesa teve sua origem no latim popular, falado pelos romanos integrantes do exército que invadiu a Península Ibérica, região que hoje corresponde à Portugal e parte da Espanha. E hoje é a terceira língua ocidental mais falada no mundo, ficando atrás somente do inglês e o espanhol. 

O documentário Além Mar, dirigido por Belisário França e pelo antropólogo Hermano Vianna, mostra a herança portuguesa nos oito países que falam oficialmente o português, e em outros que já falaram, como Goa (Índia) e Macau (China). 

E a música é uma linguagem que ultrapassa as fronteiras da língua e das diferenças, um elo entre países e continentes.

Na Europa, a música cantada em português é muito bem representada por cantores brasileiros como Gilberto Gil e Lenine, os africanos lusófonos Cesária Évora e Bonga, e nomes recentes como Mayra Andrade e Wyza, jovem cantor e compositor nascido na região norte de Angola, que desceu para a capital Luanda fugindo da guerra e em busca da sobrevivência diaria.

Wyza esteve recentemente de passagem por Paris, vindo de uma seqüência de shows em Angola e Portugal, acompanhado de musicos brasileiros e franceses num show que mistura as sonoridades tradicionais da sua região nativa (o ritmo kilapanga) com afro-beat e programaçoes eletrônicas sofisticadas. E contou com a participação improvisada de rappers do subúrbio de Paris, que misturam ritmos da Martinica, Guadalupe, África Oeste e Norte aos «beats» vindos da América. 


www.myspace.com/wyzabakongo
www.myspace.com/mayraandrade 

Par Pedro D-Lita
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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 01 2009 23:57

Mouvements alternatifs 

      
Des débuts de la colonisation à nos jours, l'héritage de l'Afrique a influencé notre culture. Malgré l'ignorance et la stupidité des esclavagistes, la culture de la résistance a été transmise, de génération en génération, par la voix de l'oralité, sans l'appui ni la force des moyens de communication. Ainsi, au cours des ans, elle s'est fait de nombreux disciples disséminés de par le monde, trouvant ainsi la place qui lui revenait. Des mouvements alternatifs comme la capoeira, le maracatu, les "blocos afro", le candomblé et, un peu plus tard le hip-hop et le funk carioca (avec son "tamborzão", un rythme extrait du maculelê), ont commencé à prendre de plus en plus d'importance et à faire peu à peu partie intégrante de l'identité nationale. En fait, tous ont un point commun: tous sont apparus dans les ghettos en tant qu'activité marginale avant de devenir officiels et d'être acceptés par une grande partie de la société. 

A Paris, où la présence africaine est latente, suite à la colonisation française en en Afrique de l'Ouest, j'ai eu l'opportunité de rencontrer des gens qui font partie de l'histoire de la culture populaire de Pernambuco, un état qui a reçu diverses ethnies africaines - les bantous, les yorubas, les gêges, entre autres- pour les faire travailler à la production du sucre dans les champs de canne à sucre de la « Zona da Mata ». 

 Pour échapper à la répression gouvernementale, les temples de candomblé de Recife, s'écartèrent peu à peu de la politique et se transformèrent en sociétés carnavalesques, comme le maracatu. Un rituel dans lequel les noirs, déguisés en nobles, feignaient de révérer la Cour du Roi, alors qu'en réalité ils évoquaient leurs Dieux. Ainsi, pendant des décennies, ils continuèrent à subir la discrimination, mais ne cessèrent jamais de résister. Tout comme la samba, toutes ces autres expressions artistiques sont parvenues à vaincre les modèles conventionnels grâce à leur originalité. 



Movimentos periféricos 


A herança africana influencia a nossa cultura desde os tempos coloniais até hoje. Mesmo com toda ignorância e estupidez dos escravocratas, a cultura da resistência, divulgada oralmente de geração em geração, sem o apoio e a força de veículos de comunicação, ganhou espaço e discípulos que se espalharam pelo mundo. Assim, movimentos periféricos como a capoeira, o maracatu, os blocos afro,o candomblé e, mais tarde, o hip-hop e o funk carioca (com o seu "tamborzão", um ritmo extraído do maculelê), fortaleceram-se e se consolidaram como parte da identidade nacional. E todos eles têm um caminho em comum: o surgimento nos guetos, como atividade marginal. E mais tarde a aceitação por parte da sociedade. 


Em Paris, onde a presença africana é latente, consequência das ex-colônias francesas na África do Oeste, tive a oportunidade de encontrar pessoas que fazem parte da história da cultura popular de Pernambuco, estado que recebeu várias etnias africanas (os bantos, yorubanos, gêges e outras) para trabalhar nos canaviais, na Zona da Mata, na produção do açúcar. 


Os terreiros de candomblé de Recife, para esquivarem-se da política de repressão do estado, transformaram-se em sociedades carnavalescas, como o maracatu. Os negros, disfarçados de nobres, reverenciavam a "Corte Real", mas na verdade evocavam os seus deuses. E assim continuaram por décadas, resistindo e sendo discriminados. E, como o samba e outras expressões artísticas que vieram do gueto, subverteram os padrões pela sua originalidade. 

Mestre Pessoa et Garnizé à Paris



 


 


Par Pedro D-Lita
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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 01 2009 22:55

La photo de Peter

A la fin des années 70, après avoir vécu à Passo Fundo, São Paulo et Salvador, nous arrivâmes, ma mère et moi, dans le quartier de Laranjeiras, à Rio de Janeiro, pour nous installer dans la maison du "Cher ami Afonsinho". C'était un type en or, non seulement il jouait au foot ball,  faisait partie de l'équipe du Botafogo et avait inspiré la chanson de Gilberto Gil  Meio de Campo, mais en plus il était diplômé en médecine.Lorsqu'il mit fin à sa carrière de joueur,  il créa le "Train de la joie" , une équipe surnommée ainsi en hommage au grand Garincha, connue aussi sous le nom de "l'allégresse du peuple"). Un team dans lequel on retrouvait Mané Garrincha, en personne, Dida, Nilton Santos, Orlando, Altair et Jair Marinho - l'attaque et la défense de la sélection brésilienne des coupes du monde de 1958 et de1962 - mais aussi Brito (champion du monde en 1970), Fio Maravilha et Nei Conceição. C'était une équipe qui représentait une alternative à la crise du marché des joueurs de foot, qu'ils soient débutants ou en fin de carrière, provoquée par la dictature qui l'avait littéralement suffoqué. Leur photographe officiel était ma mère, Lita Cerqueira.
 En 1978, avec l'aide d' Afonsinho qui avait accepté de se porter garant, elle loua un appartement  à Ipanema, dans la rue Joana Angélica. Il se trouvait dans un immeuble art déco, sans ascenseur. Le condominium était relativement bon marché , mais tous les 2 du mois, ma mère devait payer un loyer gagné à la sueur de son front. Elle était ravie d'avoir trouvé un tel endroit, elle qui était noire, nordestine, femme, photographe indépendante, issue d'une famille de 11 enfants et qui avait été élevée à  Caixa D'agua -un quartier populaire de Salvador da Bahia, près du quartier de Liberdade - dans lequel est né " Ilê Aiyê", l'un des blocs afros les plus traditionnels de Bahia. C'est là, dans la banlieue de Salvador que j'ai passé une partie de mon enfance avant de partir vivre dans la zone sud de Rio, fréquentant ainsi des milieux sociaux extrêmement différents. C'est sans doute pourquoi, très jeune encore, je me suis rapproché des habitants des mornes de Rio où l'on trouve la majorité des noirs de la ville.
 Un beau matin, deux ans plus tard, au début des années 80, ma mère me dit :
- Pedro, prends une douche et habilles toi , il faut que j'aille livrer des photos.
Je fis ce qu'elle me demandait et nous  partîmes en direction de la plage.
En route elle me parla de la culture nègre, de nos origines ( Elle a toujours insisté sur le fait que si nous habitions dans ce quartier c'était parce que nous avions eu beaucoup de chance et non pas par tradition familiale). Elle parla de Bahia, de la Jamaïque et de quatre grandes icônes du reggae: Bob Marley, Peter Tosh, Lee Perry et Jimmy Cliff. Puis elle dit qu'elle allait livrer des photos qu'elle avait pu tirer grâce à la journaliste Scarlet Moon, qui l'avait mise en contact avec l'un d'entre eux.
Nous arrivâmes enfin à l'hôtel Sol Ipanema et ma mère se présenta à la réception. Elle demanda à parler à la chambre du fameux Peter Tosh, à qui elle devait remettre toutes les photos prises pendant sa tournée au Brésil, comme elle l'avait convenu la veille avec son agent. Après avoir obtenu l'accord du chanteur par téléphone, nous montâmes dans sa chambre. Lorsqu'il ouvrit la porte, la lumière du soleil envahit le couloir et du haut de ses 2 mètres il dit:
- Hi
Alors, moi, de la hauteur de mes 7 ans je dis :
- Oi
Je me souviens que, lorsqu'il nous invita à entrer, je me dirigeai directement vers la fenêtre pour admirer, vus d'en haut : la plage d'Ipanema, avec au fond les mornes des "dois irmãos" et du  "Vidigal", la mer,  le poste 9 où l'on pouvait voir les enfants qui courraient sur le sable et d'où s' élevait la  fumée des délicieux sandwiches de l'Uruguayen. On apercevait aussi le drapeau du PT - parti qui, à l'époque, devait compter avec au maximum une demi douzaine d'élus et n'avait pas encore donné de bonnes raisons à la droite et à l'élite brésilienne de le combattre.
Dans la chambre, Peter Tosh avait sorti un joint et était en train de l'allumer, le plus naturellement du monde. Ma mère lui remit les photos et lui demanda dans son anglais basique :
-I can take the pictures of you ?
Il opina de la tête et, en un seul déclic l'instant fut immortalisé sur la photo ci-dessus qui,  plus tard, fut reproduite dans le monde entier et devint l'une des plus célèbres cartes postales  de ma mère.

A foto do Peter

No final da década de 70 , após percorrermos cidades como Passo Fundo, São Paulo e Salvador da Bahia, eu e minha mãe chegamos ao bairro das Laranjeiras, no Rio de Janeiro, onde fomos morar na casa do "Prezado amigo Afonsinho" . Esse tal de Afonsinho era um sujeito de ouro, que além de ter servido de inspiração para a música do cantor  Gilberto Gil, também era jogador de futebol do Botafogo e Doutor formado em medicina. Quando se afastou dos gramados, formou um time de ex-jogadores que se chamava Trem da Alegria (em homenagem ao genial Garrincha, também conhecido como "alegria do povo"). 
A escalação contava com o próprio Mané Garrincha, Dida, Nilton Santos, Orlando, Altair e Jair Marinho - ataque e defesa da seleção brasileira nas copas de 58 e 62. O time contava ainda com Brito (campeão de 70), Fio Maravilha e Nei Conceição, e tinha como fotógrafa oficial minha mãe Lita Cerqueira. O time tinha como objetivo criar uma alternativa para as "seqüelas" da ditadura que sufocou o mercado de trabalho dos jogadores do futebol, tanto para os novos, como para os que estavam fechando a carreira.
Em 1978, Minha mãe, com a força e a moral do Afonsinho, que se apresentou como fiador, conseguiu um apartamento em Ipanema, na rua Joana Angélica, em um prédio art déco, sem elevador, com condomínio baixo e um aluguel suado e depositado na conta da imobiliária todo dia 2.
Lembro que ela estava bem feliz por ter conseguido aquele apê, sendo ela negra, nordestina, mulher e fotógrafa autônoma, vinda de uma família de 11 filhos e criada no bairro popular da Caixa D'agua -
vizinho à Liberdade, em Salvador, onde nasceu um dos mais tradicionais blocos afro da Bahia, o Ilê Aiyê. Nestes bairros da periferia de Salvador, passei parte da minha infância e adolescência e convivi com meios sociais extremamentes diferentes da zona sul carioca - Um dos motivos, por sinal, pelos
quais me aproximei desde cedo dos Morros dos Rio, onde se encontra a maioria da população negra da cidade.
Dois anos depois, nos anos oitenta, estávamos em casa ela falou:
-Pedro, toma um banho e põe uma roupa, porque preciso entregar um trabalho.
Fiz o que ela mandou e fomos andando pela rua em direção a praia. No caminho ela foi falando de cultura negra, das nossas origens (ela sempre deixou claro que estávamos morando naquele bairro por uma dose de sorte e não por uma tradição familiar), da Bahia, da Jamaica e citou quatro grandes ícones do reggae: Bob Marley, Peter Tosh, Lee Perry e Jimi Cliff. Em seguida disse que estava indo entregar um trabalho que fez através do contato da jornalista Scarlet Moon para um deles. Chegamos em frente ao Hotel Sol Ipanema e caminhamos em direção a recepção. Ela pediu para falar com o quarto do tal do Peter Tosh, pois já tinha combinado com o empresário dele no dia anterior para
entregar todo o material fotográfico da passagem do cantor no Brasil. Com o OK dele no telefone, subimos para o seu quarto. Quando ele abriu a porta, a luz do sol invadiu o corredor e do alto dos seus dois metros e pouco, ele extendeu a mão e disse
-Hi
Eu,da altura  dos meus sete anos, disse
-Oi
Ele abriu a porta e nos convidou para entrar. Lembro que fui direto para  janela ver a praia de Ipanema do alto, com os dois irmãos e o Vidigal ao fundo, o mar, o posto nove, as crianças correndo na areia, a fumaça do delicioso sanduíche do Uruguai e a bandeira do PT – quando o partido devia ter uma meia dúzia de eleitos e não tinha dado tantos "vacilos"  para a direita e a elite brasileira argumentarem.
Dentro do quarto, Peter Tosh fechou o seu baseado e acendeu naturalmente. Minha mãe entregou o material e falou em um Inglês básico
-I can take the pictures of you ?
Ele balançou a cabeça positivamente, ouvi o clique e o momento ficou registrado na foto acima, que depois foi reproduzida mundialmente e se tornou um dos postais mais famosos de minha mãe. 


Salve Pedro!

adorei receber seu texto via Mari
li pra Benedita e aproveitei pra contar um monte de coisas pra ela,dentre as quais, meu encontro com o mesmo Peter e seu monociclo num hotel em SP (o primeiro do tipo apart,pq tinha q ter uma cozinha já q ele tinha q preparar a própria comida por preceitos rastas)
além de achar muito legal seu relato,queria lhe agradecer ter me levado pra tantos lugares,imagens ,cheiros e emoções que estavam esquecidas,ou melhor,adormecidas.

bons dias

beijos

Regina (Casé)

Par Pedro D-Lita
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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 11 2008 04:54

Nouveautés 

Cinq ans après « O Silêncio que Procede o Esporro », le groupe O Rappa, qui a vendu plus de deux millions de disques au Brésil, en 14 ans de carrière, vient de lancer son septième album : « Sete Vezes ». Ce cd qui ne comporte que des morceaux inédits reste cependant dans la lignée musical du groupe, en conservant un style très, cependant un peu plus crossover.


Le pianiste Marcos Lobato, l'un de leur collaborateur, compositeur de leurs derniers  Hits « Reza Vela » e « Rodo Cotidiano », définit ainsi leur musique pour les lecteurs de sa chronique : « Je trouve que leur nouveau disque fait preuve d'une grande maturité, il fuit les préceptes musicaux. Mais sans inventer, car nous ne sommes pas des inventeurs, mais de simples musiciens et nous ne courrons pas après les nouveautés ».


Novidades

Passados cinco anos desde O Silêncio que Procede o Esporro, a banda O Rappa, que tem 14 anos de carreira e mais de dois milhões de discos vendidos no Brasil, solta Sete Vezes, o seu sétimo CD. O novo álbum, só com músicas inéditas, dá seqüência à linguagem musical criada pelo grupo, com uma proposta urbana e mais crossover.


Marcos Lobato, tecladista-colaborador, um dos seus principais compositores e responsável pelos seus últimos hits, como « Reza Vela » e « Rodo Cotidiano », define a obra para os leitores da coluna: "Acho o disco novo muito maduro, foge às fórmulas musicais. Mas sem inventar, pois não somos inventores, e sim músicos, e não estamos atrás de novidades".

Par Pedro D-Lita
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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 11 2008 03:30


  Un tour en scooter et l'addition  

Marcelo Maldonado Gomes Peixoto, aurait pu être portier, vendeur ambulant ou voleur. Pourtant, il est devenu l'un des artistes les plus en vue de la scène musicale brésilienne. Celui que tout le monde connaît sous le nom de Marcelo D2 a commencé sa carrière en tant que leader du groupe Planet Hemp. Avec O Rappa et toute une partie de la scène underground carioca, la famille hemp a fait parler la poudre et balancé pas mal de fumée (le groupe était célèbre pour son engagement en faveur de la légalisation du cannabis). 

D2 a passé quelques jours à Paris, où il a donné un concert. Le lendemain, nous sommes allés à République pour discuter autour d’un verre. 

- Et alors, Marcelo, ça vient ce nouveau disque? 

- Je viens juste de le terminer. Il sortira en octobre au brésil, en novembre en Europe.

- Il est plus hip hop ou samba ?

- En fait, il est plutôt rock, il y a pas mal de guitarre.

- Il s’appellera comment ?

- Pour l’instant, je l’ai appelé A arte de fazer barulho (l’art de faire du bruit). Dans ce titre, il y a un sample de guitarre en MPC. Et Seu Jorge chante un Samba. Sur une autre chanson, Auri part en rimes.

- Tu l’as enregistré avec qui ?

- J’enregistre tout seul. Si j’ai besoin d’un bassiste, j’appelle Maurinho.

- C’est toi qui produis ?

- Non, c’est Mario Caldato (NDLR : aussi producteur des Beastie Boys). Ça va faire notre ouitième disque ensemble. En fait cette fois, j’enregistre sur plusieurs pistes et je lui envoie tout le mathos.

- Il sortira chez Sony ?

- Non, j’ai changé, maintenant, je suis chez EMI. Mais en fait ça ne change pas grand-chose. Ça faisait un bail que j’étais chez Sony et là, EMI m’a proposé de meilleures conditions pour sortir ce disque.

Après un coup d’œil à la montre, on s’est dit qu’il était déjà tard. Surtout qu’il devait reprendre la route le lendemain matin à l’aube, pour Barcelone.

- Bon, allez, on y va mon pote

Il se dirige vers le bar, bafouille deux ou trois mots en Français et paie les consos. Pendant ce temps là, je démarre mon scooter et je le reconduis à son hôtel avant de regagner ma banlieue.


 
Um rolé de scooter e a conta

O cidadão, Marcelo Maldonado Gomes Peixoto, poderia ter sido porteiro, camelo ou ladrão; mas, por acidente, sorte e talento virou um dois maiores artistas do Brasil. Marcelo D2, como é conhecido, começou a sua carreira como líder do Planet Hemp. O grupo fez muito barulho na década de 90. Formou com o Rappa, e outras bandas do underground carioca, a família Hemp e jogou muita fumaça para o alto na cena da musica brasileira.

O rapper partiu em carreira solo e imprimiu seu estilo musical, misturando samba com hip-hop. Lançou os discos ”Na Procura da Batida Perfeita”, e “Meu Samba é Assim”, que foi muito bem recebido pelo publico e pela critica especializada .

D2 passou uns dias em Paris e fez um show “na moral” para os parisienses. Brincando de fazer som com os parceiros Pretinho da Serrinha, Fernandinho Beat Box e sua banda, ele passeou entre o samba, o hip-hop, o eletrônico e o rock.

No dia seguinte, depois de uma balada à beira do Sena, passamos em Republique para tomar a saideira e trocar uma idéia. Falamos de família, Rio de Janeiro x Paris e trabalho.

- E aí Marcelo, tá gravando disco novo?

- Acabei de terminar, vai ser lançado em outubro no Brasil, e em novembro na Europa.

- E tá mais para o samba ou para o hip-hop?

-Tá mais para o rock, tem muita guitarra

- Já tem nome?

- Por enquanto se chama “A Arte de Fazer Barulho”. Nesta faixa tem um sampler de guitarra tocado em MPC e o Jorge canta um samba. Tem uma faixa em que o Auri manda uma rima

- Você gravou com quem?

- Gravo sozinho e, se preciso de um baixo, chamo o Maurinho

- Vai assinar a produção?

- Não, o Caldato que assina, vou fazer o nono disco com ele, gravo em casa com vários canais (risos) e passo para ele.

- O disco vai ser mixado aonde?

- Em LA

- Vai sair pela Sony?

- Não, mudei. Estou na EMI

- E a EMI?

- Na verdade é tudo a mesma coisa, mas já fazia muito tempo que estava na Sony e a EMI me ofereceu uma estrutura melhor para lançar.

Em seguida olhamos para o relógio e já era tarde, o cara ia viajar no outro dia, de manhã cedo, para Barcelona.

- Vamos nessa, parceiro - diz D2

Ele caminha em direção ao caixa, troca duas, três palavras em francês e paga a conta.

Enquanto isso eu ligo o scooter para dar uma carona ao sagaz homem-fumaça até o hotel e depois seguir para o subúrbio parisiense.

Par Pedro D-Lita
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 10 2008 17:57

 Les dandys d’Estacio


L’écrivain Paulo Lins est l’auteur du roman Cidade de Deus (La Cité de Dieu), best-seller à l´origine du film éponyme. Le long-métrage a remporté d'un grand succès de par le monde, tout en gagnant respect de la profession (il a même été nominé aux Oscars). Paulo est né à Estácio (quartier populaire de Rio de Janeiro, berceau du samba), mais a grandi dans la Cité de Dieu. Encore adolescent, il y compose plusieurs sambas-enredos, morceaux destinés à accompagner le défilé des l´écoles de samba.

Au cinéma, il signe le scénario de Quase dois irmãos (Presque frères) et est entrain de teminer celui de Faroeste Caboclo, long-métrage basé sur la musique éponyme du groupe de rock culte Legião Urbana.

En ce moment, Paulo Lins est aussi en train de plancher sur son prochain livre Desde que o Samba é Samba é Assim (que l’on pourrait traduire comme « depuis que le samba est né, ça se passe comme ça »), qui retrace l´époque faste du samba entre 1928 et 1932, dans le quartier d’Estácio, quand les illustres sambistes Ismael Silva, Bidê, Marçal ou autres jouaient et improvisaient jusqu’au petit matin. “Le livre retrace la naissance de la première école de samba au Brésil, la naissance des pratiques d’umbanda et de la capoeira dans les classes populaires” nous confie l’auteur.

Très prochainement sur vos écrans, un nouveau film tiré de l’œuvre de Paulo Lins...


Bambas do Estácio

O escritor Paulo Lins escreveu o romance
Cidade de Deus
, que deu origem ao filme com mesmo nome. A película teve projeção internacional, foi indicada ao Oscar e ele ganhou um "certo respeito". Paulo nasceu no Estácio, mas foi criado na Cidade de Deus, onde na adolescência compôs sambas-enredos. Depois, entrou na faculdade de letras, foi professor de português e literatura e virou parceiro do escritor Paulo Leminski.

No cinema, assinou o roteiro de
Quase Dois Irmãos
e está terminando o de Faroeste Caboclo, baseado na música do grupo Legião Urbana.

Paulo também está escrevendo o livro
Desde que o Samba é Samba é Assim
, que narra a trajetória do ritmo de 1928 a 1932, no bairro do Estácio, quando sambistas como Ismael Silva, Bidê, Marçal e outros tocavam e compunham ate de manhã. "O livro trata do surgimento da primeira escola de samba no Brasil, além do nascimento da umbanda e da prática da capoeira nas classes populares", conta. Aguardem para breve mais um filme baseado na obra de Paulo Lins.

Par Pedro D-Lita
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