De 1999 à 2009
C’était en 1999. Le Brésil, La France et le reste du monde étaient d’ors et déjà dans l’attente de l’arrivée de l’an 2000. Eduardo
Coutinho, auteur de documentaire, s’apprêtait à monter les grands escaliers d’une favela de Rio le jour même du réveillon. Ceci, dans le but de tourner Babilônia 2000, un documentaire
emblématique sur ce à quoi ces habitants aspiraient pour cette année tant attendue. Lenine était l’invité de Caetano Veloso sur le projet Carte Blanche, à la cité de la musique de Paris. Tandis
qu’au Brésil, ses musiques inondaient les bandes annonces des télé-novelas. En France, MC Sollar, rappeur d’origine sénégalaise, recueillait encore les fruits du succès de musiques produites dans
les années 90. Mais aussi ceux de ses prouesses, comme celle d’avoir participé au jury du Festival de Cannes au cotés de Martin Scorsese.
Dix ans sont passés et beaucoup de choses ont changés, grâce à la socialisation, l’accès aux logiciels de programmation musicales a été facilité. Les artistes peuvent s’essayer et créer un accompagnement musical dont la sonorité soit suffisamment sophistiquée, sans perdre ni vigueur ni identité. Les informations musicales mondiales (dub, afrobeat, reggae, hip-hop…) se multiplient et circulent dans le monde entier.
L’arrivée de 2010 augmente les productions en home studio et myspace est devenu un judicieux moyen de circulation d’informations pour montrer ses œuvres. Néanmoins, peu d’artiste en tire des bénéfices financiers. Qu’est ce qui pourrait être fait, au-delà d’internet, pour que nous puissions continuer notre route en marge des structures corrompues et fatiguées des grandes maisons de productions et pour qu’un jour enfin nous puissions les dépasser ? Est-ce que le piratage des CD et des DVD vaut vraiment la peine ? Alimentons-nous les mafias chinoises ? Ou, est-ce que nous créons notre propre économie parallèle et démocratisons ainsi la diversité, l’art et l’information ?
Les difficultées économiques donnent du pouvoir à notre créativité, et c’est grâce aux nouveaux moyen de diffusion que l’on créer des liens, que l’on montre son travaille, que l’on exprime ses sentiments, par le biais de textes et d’idée aussi bien visuelles que musicales.
De 99 à 2009
O ano era 1999. O Brasil, a França e o mundo já estavam na espectativa da chegada de 2000. O documentarista Eduardo Coutinho se preparava para
subir as escadarias de uma favela carioca no dia do réveillon, para fazer o revelador documentário Babilônia
2000, mostrando o o que os moradores esperavam do tão aguardado ano. Lenine participava como convidado de Caetano
Veloso do projeto Carte Blanche, na Cité de la Musique, em Paris. No Brasil, suas músicas recheavam as trilhas sonoras das novelas. Na França, o rapper de origem senegalesa MC Sollar ainda colhia os frutos dos seus hits lançados
durante a década de 90 e de suas façanhas, como ter participado, ao lado de Martin Scorsese, do júri no Festival de Cannes (em 1998).
Dez anos se passaram e muita coisa mudou com a socialização da tecnologia e um acesso mais fácil a softwares de programação musical. Os artistas podem experimentar e criar bases com uma sonoridade bem sofisticada, sem perder o vigor e a identidade. As informações musicais globalizadas (dub, afrobeat, reggae, hip hop…) multiplicam-se e circulam pelo mundo.
À boca de 2010 aumentam as produções em home studios e o Myspace tornou-se um útil canal de escoamento para mostrar esses trabalhos, mas poucos artistas fazem dinheiro. O que poderia ser feito além da internet, para continuarmos correndo por fora e ultrapassando pelo acostamento a estrutura viciada e cansada das grandes gravadoras? Será que a pirataria de CDs e DVDs vale a pena? Alimentamos as máfias chinesas? Ou geramos uma economia paralela e democratizamos a diversão, a arte e a informação? As dificuldades econômicas potencializam a nossa criatividade, e usando os novos meios de difusão podemos fazer contatos, mostrar nossos trabalhos e expressar nossos sentimentos, por meio de textos e ideias visuais e musicais.
Funk
carioca
Le Funk Carioca est un genre de musique inspiré du Funk américain des années 70, réinventé et adapté à la réalité brésilienne par les DJs et Mcs cariocas. Les bals Funk ont d’abord été organisés par les membres des communautés les plus défavorisés sur des terrains de sport ou dans les clubs de la banlieue de Rio.
Ce rythme est né et a pris de l’ampleur dans cette ambiance même de favela et de quartiers populaires.
Le Funk a alors très vite franchi les frontières des favelas et a envahi les sonos des beaux quartiers, puis il s’est répandu dans tout le Brésil et s’est exporté vers d’autres continents.
Le Dj et producteur Diplo, né dans le pays d’Obama, a été élevé au Sud des Etats Unis bércé par le “Dirth South” et le “Miami Bass” , proches du Funk brésilien. Son identification avec ce style de musique fut imédiat. En contact avec Dj Malboro d’autres “Funkers” cariocas, il a activement collaboré à la divulgation international du funk.
En Europe, le musicien allemand Daniel Hacksman, producteur et créateur du label Men Recording a lancé une compilation de Bal Funk Master, produite par Dj Sandrinho (ex-Mr Catra/Furacao 2000) en collaboration avec Dj Tchiky Al Dente. Le site www.clekclekboom.com est devenu aussi un outil de diffusion du Funk.
A Rio de Janeiro, les beats des gros tambours ont résonné partout dans la ville, jusqu’au « Circo Voador ». Cette salle de concert à Lapa (quartier des plus démocratiques..) très importante pour la musique brésilienne, assure toujours au sein de sa programmation une place au Funk et organise tous les mois : “Eu Amo Baile Funk”, une fête rassemblant toutes classes sociales confondues et brisant ainsi le préjugé de Rio “cidade partida” (soit, la ville coupée en deux).
http://www.circovoador.com.br/saibamais/release_090411_bailefunk.htm
Funk Carioca
O Funk Carioca é um gênero musical que começou inspirado no Funk americano dos anos 70, foi reinventado e adaptado à realidade brasileira por DJs e Mcs Cariocas. Os bailes Funk
começaram organizados em quadras esportivas dentro das comunidades e clubes nos subúrbios da cidade, neste ambiente da favela e de bairros populares, o ritmo nasceu,cresceu e ganhou
força.
O Funk extrapolou as fronteiras das favelas, invadiu as caixas de som do asfalto,se espalhou pelo Brasil e chegou em outros continentes.
Na terra de Obama,o Dj e produtor Diplo,nascido e criado no sul dos Estados Unidos escutando“dirth south” (stylo de rap) e Miami Bass(ritmo q influenciou o genero no Brasil) se identificou com o genero. O cara se envolveu com o Dj Malboro e outros funkeiros cariocas e colaborou pra divulgaçao do movimento.
Na Europa o musico/produtor alemão Daniel Hacksman dono do selo Men Recording, lançou a compilaçao Baile Funk Master produzida pelo o Dj Sandrinho(ex-Mr Catra/Furacao 2000), que em parceria com Dj Tchiky Al Dente lançou o site www.clekclekboom.com como mais uma ferramenta para divulgar o Funk.
No Rio de Janeiro, a batida do tamborzao esta espalhada por todos os lados… na Lapa, bairro mais democratico da cidade e onde fica o Circo Voador
,um dos espaços de grande importancia para a musica brasileira, que em sua programaçao tem um espaço garantido para o mundo Funk. “Eu Amo Baile Funk” é uma festa que acontece mensalmente e
junta um publico de todas as classes socias, quebrando o preconceito da “cidade partida”.
Sans frontières
La langue portugaise est née du latin populaire parlé par les soldats romains qui envahirent la péninsule Ibérique, c'est à dire la région qui correspond maintenant
à l'Espagne et au Portugal. Actuellement c'est la 3 ème langue occidentale la plus parlée au monde, après l'anglais et l'espagnol.
Le documentaire Além Mar, (au delà des mers) réalisé par Belisário França en collaboration avec l'anthropologue Hermano Vianna, nous montre l'héritage qu'à laissé le Portugal dans les huit pays qui parlent officiellement le portugais et dans ceux qui l'ont déjà parlé comme Goa (en Inde) et Macau (en Chine).
La musique, elle, est un langage qui dépasse les frontières de la langue et celles des différences, elle représente un lien entre les pays et entre les continents.
En Europe, la musique chanté en portugais est très bien représentée par des chanteurs brésiliens comme Gilberto Gil ou Lenine, des africains lusophones comme Cesária Évora et Bonga, mais aussi par de jeunes talents comme Mayra Andrade et Wyza, un jeune chanteur compositeur, natif du nord de l'Angola qui s'est réfugié à Luanda pour fuir la guerre et chercher un moyen de survivre.
Après une tournée en Angola et au Portugal Wyza est passé par Paris. Accompagné de musiciens brésiliens et français il a donné un
concert mêlant sonorités traditionnelles (le kilapanga) de sa terre natale et rythmes africains à des programmations électroniques sophistiquées. Un concert qui comptait aussi avec la
participation improvisée de rappeurs de la banlieue parisienne qui mêlent les rythmes de la Martinique, de la Guadeloupe, de l'Afrique de l'ouest et du Nord à ceux venus d'Amérique.
Wiza
Sem fronteiras
A língua portuguesa
teve sua origem no latim popular, falado pelos romanos integrantes do exército que invadiu a Península Ibérica, região que hoje corresponde à Portugal e parte da Espanha. E hoje é a terceira
língua ocidental mais falada no mundo, ficando atrás somente do inglês e o espanhol.
O documentário Além Mar, dirigido por Belisário França e pelo antropólogo Hermano Vianna,
mostra a herança portuguesa nos oito países que falam oficialmente o português, e em outros que já falaram, como Goa (Índia) e Macau (China).
E a música é uma linguagem que ultrapassa as fronteiras da língua e das diferenças, um elo entre países
e continentes.
Na Europa, a música cantada em português é muito bem representada por cantores brasileiros como Gilberto Gil e Lenine, os africanos lusófonos Cesária Évora e Bonga, e nomes recentes como Mayra Andrade e Wyza, jovem cantor e compositor nascido na região norte de Angola, que desceu para a capital Luanda fugindo da guerra e em busca da sobrevivência diaria.
Wyza esteve recentemente de passagem por Paris, vindo de uma seqüência de shows em Angola e Portugal,
acompanhado de musicos brasileiros e franceses num show que mistura as sonoridades tradicionais da sua região nativa (o ritmo kilapanga) com afro-beat e programaçoes eletrônicas sofisticadas. E
contou com a participação improvisada de rappers do subúrbio de Paris, que misturam ritmos da Martinica, Guadalupe, África Oeste e Norte aos «beats» vindos da
América.
www.myspace.com/wyzabakongo
www.myspace.com/mayraandrade
Mouvements alternatifs
Des débuts de la colonisation à nos jours, l'héritage de l'Afrique a influencé notre culture.
Malgré l'ignorance et la stupidité des esclavagistes, la culture de la résistance a été transmise, de génération en génération, par la voix de l'oralité, sans l'appui ni la force des moyens de
communication. Ainsi, au cours des ans, elle s'est fait de nombreux disciples disséminés de par le monde, trouvant ainsi la place qui lui revenait. Des mouvements alternatifs comme la capoeira,
le maracatu, les "blocos afro", le candomblé et, un peu plus tard le hip-hop et le funk carioca (avec son "tamborzão", un rythme extrait du maculelê), ont commencé à prendre de plus en plus
d'importance et à faire peu à peu partie intégrante de l'identité nationale. En fait, tous ont un point commun: tous sont apparus dans les ghettos en tant qu'activité marginale avant de devenir
officiels et d'être acceptés par une grande partie de la société.
A Paris, où la présence africaine est latente, suite à la colonisation française en en Afrique de l'Ouest, j'ai eu l'opportunité de rencontrer des gens qui font partie de l'histoire de la culture populaire de Pernambuco, un état qui a reçu diverses ethnies africaines - les bantous, les yorubas, les gêges, entre autres- pour les faire travailler à la production du sucre dans les champs de canne à sucre de la « Zona da Mata ».
Pour échapper à la répression gouvernementale, les temples de candomblé de Recife,
s'écartèrent peu à peu de la politique et se transformèrent en sociétés carnavalesques, comme le maracatu. Un rituel dans lequel les noirs, déguisés en nobles, feignaient de révérer la Cour
du Roi, alors qu'en réalité ils évoquaient leurs Dieux. Ainsi, pendant des décennies, ils continuèrent à subir la discrimination, mais ne cessèrent jamais de résister. Tout comme la samba, toutes
ces autres expressions artistiques sont parvenues à vaincre les modèles conventionnels grâce à leur originalité.
A herança africana influencia a nossa cultura desde os tempos coloniais até hoje. Mesmo com toda ignorância e estupidez dos escravocratas, a cultura da resistência, divulgada oralmente
de geração em geração, sem o apoio e a força de veículos de comunicação, ganhou espaço e discípulos que se espalharam pelo mundo. Assim, movimentos periféricos como a capoeira, o
maracatu, os blocos afro,o candomblé e, mais tarde, o hip-hop e o funk carioca (com o seu "tamborzão", um ritmo extraído do maculelê), fortaleceram-se e se consolidaram como parte
da identidade nacional. E todos eles têm um caminho em comum: o surgimento nos guetos, como atividade marginal. E mais tarde a aceitação por parte da sociedade.
Em Paris, onde a presença africana é latente, consequência das ex-colônias francesas na África do Oeste, tive a oportunidade de encontrar pessoas que fazem parte da história da cultura
popular de Pernambuco, estado que recebeu várias etnias africanas (os bantos, yorubanos, gêges e outras) para trabalhar nos canaviais, na Zona da Mata, na produção do
açúcar.
Os terreiros de candomblé de Recife, para esquivarem-se da política de repressão do estado, transformaram-se em sociedades
carnavalescas, como o maracatu. Os negros, disfarçados de nobres, reverenciavam a "Corte Real", mas na verdade evocavam os seus deuses. E assim continuaram por
décadas, resistindo e sendo discriminados. E, como o samba e outras expressões artísticas que vieram do gueto, subverteram os padrões pela
sua originalidade.
La photo de Peter
A la fin des années 70, après avoir vécu à Passo Fundo, São Paulo et Salvador, nous arrivâmes, ma mère et moi, dans le quartier de
Laranjeiras, à Rio de Janeiro, pour nous installer dans la maison du "Cher ami Afonsinho". C'était un type en or, non seulement il jouait au foot ball, faisait partie de l'équipe du
Botafogo et avait inspiré la chanson de Gilberto Gil Meio de Campo, mais en plus il était diplômé en médecine.Lorsqu'il mit fin à sa carrière de joueur, il créa le "Train de la joie"
, une équipe surnommée ainsi en hommage au grand Garincha, connue aussi sous le nom de "l'allégresse du peuple"). Un team dans lequel on retrouvait Mané Garrincha, en personne, Dida, Nilton
Santos, Orlando, Altair et Jair Marinho - l'attaque et la défense de la sélection brésilienne des coupes du monde de 1958 et de1962 - mais aussi Brito (champion du monde en 1970), Fio Maravilha
et Nei Conceição. C'était une équipe qui représentait une alternative à la crise du marché des joueurs de foot, qu'ils soient débutants ou en fin de carrière, provoquée par la dictature qui
l'avait littéralement suffoqué. Leur photographe officiel était ma mère, Lita Cerqueira.
En 1978, avec l'aide d' Afonsinho qui avait accepté de se porter garant, elle loua un appartement à Ipanema, dans la rue Joana Angélica. Il se trouvait dans un immeuble art déco, sans
ascenseur. Le condominium était relativement bon marché , mais tous les 2 du mois, ma mère devait payer un loyer gagné à la sueur de son front. Elle était ravie d'avoir trouvé un tel endroit,
elle qui était noire, nordestine, femme, photographe indépendante, issue d'une famille de 11 enfants et qui avait été élevée à Caixa D'agua -un quartier populaire de Salvador da Bahia, près
du quartier de Liberdade - dans lequel est né " Ilê Aiyê", l'un des blocs afros les plus traditionnels de Bahia. C'est là, dans la banlieue de Salvador que j'ai passé une partie de mon enfance
avant de partir vivre dans la zone sud de Rio, fréquentant ainsi des milieux sociaux extrêmement différents. C'est sans doute pourquoi, très jeune encore, je me suis rapproché des habitants
des mornes de Rio où l'on trouve la majorité des noirs de la ville.
Un beau matin, deux ans plus tard, au début des années 80, ma mère me dit :
- Pedro, prends une douche et habilles toi , il faut que j'aille livrer des photos.
Je fis ce qu'elle me demandait et nous partîmes en direction de la plage.
En route elle me parla de la culture nègre, de nos origines ( Elle a toujours insisté sur le fait que si nous habitions dans ce quartier c'était parce que nous avions eu beaucoup de chance et non
pas par tradition familiale). Elle parla de Bahia, de la Jamaïque et de quatre grandes icônes du reggae: Bob Marley, Peter Tosh, Lee Perry et Jimmy Cliff. Puis elle dit qu'elle allait livrer des
photos qu'elle avait pu tirer grâce à la journaliste Scarlet Moon, qui l'avait mise en contact avec l'un d'entre eux.
Nous arrivâmes enfin à l'hôtel Sol Ipanema et ma mère se présenta à la réception. Elle demanda à parler à la chambre du fameux Peter Tosh, à qui elle devait remettre toutes les photos prises
pendant sa tournée au Brésil, comme elle l'avait convenu la veille avec son agent. Après avoir obtenu l'accord du chanteur par téléphone, nous montâmes dans sa chambre. Lorsqu'il ouvrit la porte,
la lumière du soleil envahit le couloir et du haut de ses 2 mètres il dit:
- Hi
Alors, moi, de la hauteur de mes 7 ans je dis :
- Oi
Je me souviens que, lorsqu'il nous invita à entrer, je me dirigeai directement vers la fenêtre pour admirer, vus d'en haut : la plage d'Ipanema,
avec au fond les mornes des "dois irmãos" et du "Vidigal", la mer, le poste 9 où l'on pouvait voir les enfants qui courraient sur le sable et
d'où s' élevait la fumée des délicieux sandwiches de l'Uruguayen. On apercevait aussi le drapeau du PT - parti qui, à l'époque, devait compter avec au maximum une demi douzaine d'élus et
n'avait pas encore donné de bonnes raisons à la droite et à l'élite brésilienne de le combattre.
Dans la chambre, Peter Tosh avait sorti un joint et était en train de l'allumer, le plus naturellement du monde. Ma mère lui remit les photos et lui demanda dans son anglais basique :
-I can take the pictures of you ?
Il opina de la tête et, en un seul déclic l'instant fut immortalisé sur la photo ci-dessus qui, plus tard, fut reproduite dans le monde entier et devint l'une des plus célèbres cartes
postales de ma mère.
A foto do Peter
No final da década de 70 , após percorrermos cidades como Passo Fundo, São Paulo e Salvador da Bahia, eu e minha mãe chegamos ao bairro das Laranjeiras, no Rio de Janeiro, onde fomos morar na
casa do "Prezado amigo Afonsinho" . Esse tal de Afonsinho era um sujeito de ouro, que além de ter servido de inspiração para a música do cantor Gilberto Gil, também era jogador de futebol
do Botafogo e Doutor formado em medicina. Quando se afastou dos gramados, formou um time de ex-jogadores que se chamava Trem da Alegria (em homenagem ao genial Garrincha, também conhecido como
"alegria do povo"). A escalação contava com o próprio Mané Garrincha, Dida, Nilton
Santos, Orlando, Altair e Jair Marinho - ataque e defesa da seleção brasileira nas copas de 58 e 62. O time contava ainda com Brito (campeão de 70), Fio Maravilha e Nei Conceição, e tinha como
fotógrafa oficial minha mãe Lita Cerqueira. O time tinha como objetivo criar uma alternativa para as "seqüelas" da ditadura que sufocou o mercado de trabalho dos jogadores do futebol, tanto para
os novos, como para os que estavam fechando a carreira.
Em 1978, Minha mãe, com a força e a moral do Afonsinho, que se apresentou como fiador, conseguiu um apartamento em Ipanema, na rua Joana Angélica, em um prédio art déco, sem elevador, com
condomínio baixo e um aluguel suado e depositado na conta da imobiliária todo dia 2. Lembro que ela estava bem feliz por ter conseguido aquele apê, sendo ela negra, nordestina, mulher e
fotógrafa autônoma, vinda de uma família de 11 filhos e criada no bairro popular da Caixa D'agua - vizinho à Liberdade, em Salvador, onde nasceu um dos mais tradicionais blocos afro da
Bahia, o Ilê Aiyê. Nestes bairros da periferia de Salvador, passei parte da minha infância e adolescência e convivi com meios sociais extremamentes diferentes da zona sul carioca - Um dos
motivos, por sinal, pelos quais me aproximei desde cedo dos Morros dos Rio, onde se encontra a maioria da população negra da cidade.
Dois anos depois, nos anos oitenta, estávamos em casa ela falou:
-Pedro, toma um banho e põe uma roupa, porque preciso entregar um trabalho.
Fiz o que ela mandou e fomos andando pela rua em direção a praia. No caminho ela foi falando de cultura negra, das nossas origens (ela sempre deixou claro que estávamos morando naquele bairro por
uma dose de sorte e não por uma tradição familiar), da Bahia, da Jamaica e citou quatro grandes ícones do reggae: Bob Marley, Peter Tosh, Lee Perry e Jimi Cliff. Em seguida disse que estava indo
entregar um trabalho que fez através do contato da jornalista Scarlet Moon para um deles. Chegamos em frente ao Hotel Sol Ipanema e caminhamos em direção a recepção. Ela pediu para falar com o
quarto do tal do Peter Tosh, pois já tinha combinado com o empresário dele no dia anterior para entregar todo o material fotográfico da passagem do cantor no Brasil. Com o OK dele no
telefone, subimos para o seu quarto. Quando ele abriu a porta, a luz do sol invadiu o corredor e do alto dos seus dois metros e pouco, ele extendeu a mão e disse
-Hi
Eu,da altura dos meus sete anos, disse
-Oi
Ele abriu a porta e nos convidou para entrar. Lembro que fui direto para janela ver a praia de Ipanema do alto, com os dois irmãos e o Vidigal ao fundo, o mar, o posto nove, as crianças
correndo na areia, a fumaça do delicioso sanduíche do Uruguai e a bandeira do PT – quando o partido devia ter uma meia dúzia de eleitos e não tinha dado tantos "vacilos" para a direita
e a elite brasileira argumentarem.
Dentro do quarto, Peter Tosh fechou o seu baseado e acendeu naturalmente. Minha mãe entregou o material e falou em um Inglês básico
-I can take the pictures of you ?
Ele balançou a cabeça positivamente, ouvi o clique e o momento ficou registrado na foto acima, que depois foi reproduzida mundialmente e se tornou um dos postais mais famosos de minha
mãe.
Salve Pedro!
adorei receber seu texto via Mari
li pra Benedita e aproveitei pra contar um monte de coisas pra ela,dentre as quais, meu encontro com o mesmo Peter e seu monociclo num hotel em SP (o primeiro do tipo apart,pq tinha q ter uma
cozinha já q ele tinha q preparar a própria comida por preceitos rastas)
além de achar muito legal seu relato,queria lhe agradecer ter me levado pra tantos lugares,imagens ,cheiros e emoções que estavam esquecidas,ou melhor,adormecidas.
bons dias
beijos
Regina (Casé)
Nouveautés
Cinq ans après « O Silêncio que Procede o Esporro », le groupe O Rappa, qui a vendu plus de deux millions de disques au Brésil, en 14 ans de carrière, vient de lancer son septième album : « Sete Vezes ». Ce cd qui ne comporte que des morceaux inédits reste cependant dans la lignée musical du groupe, en conservant un style très, cependant un peu plus crossover.
Le pianiste Marcos Lobato, l'un de leur collaborateur, compositeur de leurs derniers Hits « Reza Vela » e « Rodo
Cotidiano », définit ainsi leur musique pour les lecteurs de sa chronique : « Je trouve que
leur nouveau disque fait preuve d'une grande maturité, il fuit les préceptes musicaux. Mais sans inventer, car nous ne sommes pas des inventeurs, mais de simples musiciens et nous ne courrons pas
après les nouveautés ».
Novidades
Passados cinco anos desde O Silêncio que Procede o Esporro, a banda O Rappa, que tem 14 anos de carreira e mais de dois milhões de discos vendidos no Brasil, solta Sete Vezes, o seu sétimo CD. O novo álbum, só com músicas inéditas, dá seqüência à linguagem musical criada pelo grupo, com uma proposta urbana e mais crossover.
Marcos Lobato, tecladista-colaborador, um dos seus principais compositores e responsável pelos seus últimos hits, como
« Reza Vela » e « Rodo Cotidiano », define a obra para os leitores da coluna: "Acho o disco novo muito maduro, foge às fórmulas musicais. Mas sem inventar, pois não somos
inventores, e sim músicos, e não estamos atrás de novidades".
Un tour en scooter et l'addition
Marcelo Maldonado Gomes Peixoto, aurait pu être portier, vendeur ambulant ou voleur. Pourtant, il est devenu l'un des artistes les plus en vue de la scène musicale brésilienne. Celui que tout le monde connaît sous le nom de Marcelo D2 a commencé sa carrière en tant que leader du groupe Planet Hemp. Avec O Rappa et toute une partie de la scène underground carioca, la famille hemp a fait parler la poudre et balancé pas mal de fumée (le groupe était célèbre pour son engagement en faveur de la légalisation du cannabis).
D2 a passé quelques jours à Paris, où il a donné un concert. Le lendemain, nous sommes allés à République pour discuter autour d’un verre.
- Et alors, Marcelo, ça vient ce nouveau disque?
- Je viens juste de le terminer. Il sortira en octobre au brésil, en novembre en Europe.
- Il est plus hip hop ou samba ?
- En fait, il est plutôt rock, il y a pas mal de guitarre.
- Il s’appellera comment ?
- Pour l’instant, je l’ai appelé A arte de fazer barulho (l’art de faire du bruit). Dans ce titre, il y a un sample de guitarre en MPC. Et Seu Jorge chante un Samba. Sur une autre chanson, Auri part en rimes.
- Tu l’as enregistré avec qui ?
- J’enregistre tout seul. Si j’ai besoin d’un bassiste, j’appelle Maurinho.
- C’est toi qui produis ?
- Non, c’est Mario Caldato (NDLR : aussi producteur des Beastie Boys). Ça va faire notre ouitième disque ensemble. En fait cette fois, j’enregistre sur plusieurs pistes et je lui envoie tout le mathos.
- Il sortira chez Sony ?
- Non, j’ai changé, maintenant, je suis chez EMI. Mais en fait ça ne change pas grand-chose. Ça faisait un bail que j’étais chez Sony et là, EMI m’a proposé de meilleures conditions pour sortir ce disque.
Après un coup d’œil à la montre, on s’est dit qu’il était déjà tard. Surtout qu’il devait reprendre la route le lendemain matin à l’aube, pour Barcelone.
- Bon, allez, on y va mon pote
Il se dirige vers le bar, bafouille deux ou trois mots en Français et paie les consos. Pendant ce temps là, je démarre mon
scooter et je le reconduis à son hôtel avant de regagner ma banlieue.
O cidadão, Marcelo Maldonado Gomes Peixoto, poderia ter sido porteiro, camelo ou ladrão; mas, por acidente, sorte e talento virou um dois maiores artistas do Brasil. Marcelo D2, como é conhecido, começou a sua carreira como líder do Planet Hemp. O grupo fez muito barulho na década de 90. Formou com o Rappa, e outras bandas do underground carioca, a família Hemp e jogou muita fumaça para o alto na cena da musica brasileira.
O rapper partiu em carreira solo e imprimiu seu estilo musical, misturando samba com hip-hop. Lançou os discos ”Na Procura da Batida Perfeita”, e “Meu Samba é Assim”, que foi muito bem recebido pelo publico e pela critica especializada .
D2 passou uns dias em Paris e fez um show “na moral” para os parisienses. Brincando de fazer som com os parceiros Pretinho da Serrinha, Fernandinho Beat Box e sua banda, ele passeou entre o samba, o hip-hop, o eletrônico e o rock.
No dia seguinte, depois de uma balada à beira do Sena, passamos em Republique para tomar a saideira e trocar uma idéia. Falamos de família, Rio de Janeiro x Paris e trabalho.
- E aí Marcelo, tá gravando disco novo?
- Acabei de terminar, vai ser lançado em outubro no Brasil, e em novembro na Europa.
- E tá mais para o samba ou para o hip-hop?
-Tá mais para o rock, tem muita guitarra
- Já tem nome?
- Por enquanto se chama “A Arte de Fazer Barulho”. Nesta faixa tem um sampler de guitarra tocado em MPC e o Jorge canta um samba. Tem uma faixa em que o Auri manda uma rima
- Você gravou com quem?
- Gravo sozinho e, se preciso de um baixo, chamo o Maurinho
- Vai assinar a produção?
- Não, o Caldato que assina, vou fazer o nono disco com ele, gravo em casa com vários canais (risos) e passo para ele.
- O disco vai ser mixado aonde?
- Em LA
- Vai sair pela Sony?
- Não, mudei. Estou na EMI
- E a EMI?
- Na verdade é tudo a mesma coisa, mas já fazia muito tempo que estava na Sony e a EMI me ofereceu uma estrutura melhor para lançar.
Em seguida olhamos para o relógio e já era tarde, o cara ia viajar no outro dia, de manhã cedo, para Barcelona.
- Vamos nessa, parceiro - diz D2
Ele caminha em direção ao caixa, troca duas, três palavras em francês e paga a conta.
Enquanto isso eu ligo o scooter para dar uma carona ao sagaz homem-fumaça até o hotel e depois seguir
para o subúrbio parisiense.
Les dandys d’Estacio
L’écrivain Paulo Lins est l’auteur du roman Cidade de
Deus (La Cité de Dieu), best-seller à l´origine du film éponyme. Le long-métrage a remporté d'un grand succès de par le monde, tout en gagnant respect de la profession (il a même été nominé aux
Oscars). Paulo est né à Estácio (quartier populaire de Rio de Janeiro, berceau du samba), mais a grandi dans la Cité de Dieu. Encore adolescent, il y compose plusieurs sambas-enredos, morceaux
destinés à accompagner le défilé des l´écoles de samba.
Au cinéma, il signe le scénario de Quase dois irmãos (Presque frères) et est entrain de teminer celui de Faroeste Caboclo, long-métrage basé sur la musique éponyme du groupe de rock culte Legião Urbana.
En ce moment, Paulo Lins est aussi en train de plancher sur son prochain livre Desde que o Samba é Samba é Assim (que l’on pourrait traduire comme « depuis que le samba est né, ça se passe comme ça »), qui retrace l´époque faste du samba entre 1928 et 1932, dans le quartier d’Estácio, quand les illustres sambistes Ismael Silva, Bidê, Marçal ou autres jouaient et improvisaient jusqu’au petit matin. “Le livre retrace la naissance de la première école de samba au Brésil, la naissance des pratiques d’umbanda et de la capoeira dans les classes populaires” nous confie l’auteur.
Très prochainement sur vos écrans, un nouveau film tiré de l’œuvre de Paulo Lins...
C'est chaud
Musicien et militant, Marcelo Yuka est le co-fondateur du groupe rock O Rappa. On lui doit entre autres les tubes Me Deixa (Laisse-moi) et A minha Alma (Mon âme). En 2005, il forme le groupe F.U.R.T.O (initiales de Front Urbain des Travailleurs Organisés) et sort l’album SangueAudiência.
Yuka continue aussi la lutte sur le terrain: il s’est associé à la B.O.C.A. – sigle de Brigade Organisée de Culture Activiste - association à but non lucratif à l´initiative de l'implantation d'activités culturelles dans les prisons de Rio de Janeiro. “Ca fait 500 ans qu’on se bat contre la violence et les armes, histoire de protéger les privilégiés. Aujourd'hui, il est temps de prendre des initiatives positives et intelligences en faveur des plus défavorisés. L’un des prochains objectifs de la B.O.C.A est de mettre en place des projets facilitant l'accès des plus démunis à l’éducation et la culture” promet le musicien.
Chapa
Quente
O músico e ativista Marcelo Yuka foi co-fundador do O Rappa, grupo para o qual criou hits como Me Deixa e A Minha Alma. Em 2005, já frente ao F.U R.T.O. (Frente Urbana de Trabalhos Organizados),
lançou o disco SangueAudiência.
Atualmente, Yuka prepara um trabalho musical novo e está engajado na B.O.C.A. - Brigada Organizada de Cultura Ativista, associação sem fins lucrativos que desenvolve atividades culturais no
sistema carcerário do Rio de Janeiro. "Há quinhentos anos se combate violência com arma, sempre a favor dos mais favorecidos. É hora de fazer uma coisa mais inteligente em termos de redução de
danos com as populações mais carentes. A B.O.C.A. tem como um dos principais objetivos a ampliação do acesso dos menos favorecidos à educação e à cultura", afirma o músico.
Tom Zé, Chico Buarque et plusieurs autres musiciens parlent de la dictature
Le témoignage de Tom Zé révèle que les responsables de la censure, qui étaient l'un des bras du pouvoir à l'époque de la dictature, étaient illettrés et incultes. Sa rencontre avec l'une de ces
responsables, en 1970 s'avéra presque comique. Cette dernière décida en effet de modifier les paroles de l'une de ses chansons parce qu'elle n'avait pas aimé la phrase : "un beau rot de
coca-cola", qu'elle transforma en "un beau souffle de coca-cola".
Chico Buarque raconte, lui aussi, qu'en 1970, lorsqu'il rentra de son exile volontaire en Italie, il parvint à contourner la répression de manière sensationnelle. Les paroles de sa
chanson Apesar de Você, disaient : "Aujourd'hui c'est toi qui commandes, ce que tu dis es dit, il n' y a pas à
discuter". Et il concluait dans le refrain : "Mais que tu le veuilles ou non, demain sera un autre jour". Cette chanson passa sur toutes les radios pendant des mois jusqu'à ce que les
censeurs se rendent compte qu'elle ne s'adressait pas à une femme, mais bien au Général Médici, le dictateur alors au pouvoir.
Ces ceux anecdotes et bien d'autres encore font partie des 12 fascicules de A Ditadura Militar no Brasil – A História
em Cima dos Fatos, (La dictature militaire au Brésil – L'histoire telle qu'elle est) qui viennent
d'être publiés aux Éditions Caros Amigos, qui publient aussi une revue mensuelle du même nom et quelques autres publications indépendantes. Cette collection fait une récapitulation de tout ce qui
s'est passé au cours de ces sinistres années à partir de témoignages des survivants ayant subi la torture ou ayant fait l'objet de censure.
Mais cette maison d'édition de São Paulo ne s'arrête pas là, elle prépare actuellement la publication de 16 fascicules intitulés : História do Negro no Brasil e na América Latina (Histoires des Noirs au Brésil et en Amérique Latine). Le premier
d'entre eux devrait se trouver en librairie en octobre prochain
Tom Zé, Chico Buarque e outros músicos falam sobre a ditadura
O depoimento de Tom Zé revela como a censura brasileira, um dos braços da ditadura, era iletrada e inculta. O encontro dele com uma censora, em 1970, chega a ser engraçado. Ela se meteu na letra
de Guindaste
a Rigor, composição do baiano, de 1970, por não ter gostado da frase "um belo arroto de Coca-Cola". A solução? A
frase virou "um belo assopro de Coca-Cola".
Chico Buarque também conta como, de volta do auto-exílio na Itália, em 1970, aplicou sensacional drible na repressão. Na canção Apesar de Você, a letra diz: "hoje você é quem manda, falou tá falado, não tem discussão". E depois conclui no refrão: "apesar de você, amanhã há de ser outro
dia". A música tocou nas rádios por meses até a censura se dar conta que, em vez de a uma mulher, a canção se referia ao general Médici, ditador do país na época.
Essas e outras histórias fazem parte dos 12 fascículos de A Ditadura Militar no Brasil – A História em Cima dos Fatos,
recém-publicados pela Caros Amigos Editora, que edita a revista mensal Caros Amigos e outras
publicações independentes. A coleção faz um rastreamento de tudo o que aconteceu naqueles sinistros anos, ouvindo testemunhas e sobreviventes dos torturadores e dos
censores.
A editora paulista não pára por aí: já começa a preparar 16 fascículos intitulados História do Negro no Brasil e na América Latina. O primeiro deve ir às bancas brasileiras em outubro.
Électronique fait main
Le percussionniste Jam da Silva, originaire de l'État de Pernambuco, est de retour en France pour collaborer à
l'enregistrement du troisième disque de Moussu T & Lei Jovents, un projet solo de Tatou, le mentor du Massilia Sound System.
Au Brésil, il vient juste de terminer Dia Santo, son premier disque solo qui doit être lancé lui aussi en Europe. Ce CD nous propose une esthétique électronique, mais aussi organique, toujours à la recherche de nouveaux timbres et de nouvelles textures pour les intégrer dans ses percussions acoustiques.
Jam, dont certaines compositions ont déjà été enregistrées, à Rio de Janeiro, par Marisa Monte, Roberta Sá et Elba Ramalho, a collecté une série de sonorités issues de la musique Africaine, Européenne et Brésilienne, pour les intégrer à ses propres créations. Son disque comptera avec la participation des français MC Soba et Tatou, ainsi que des brésiliens Isaar (de l'Orquestra Santa Massa) et du chanteur Junio Barreto.
Eletrônica feita à mão
O percussionista pernambucano Jam da Silva está de volta à
Franca para colaborar no terceiro disco de Moussu T & Lei Jovents, projeto solo de Tatou, mentor do Massilia Sound System.
No Brasil, ele está tirando do forno Dia Santo, seu primeiro disco solo, que deve ser lançado também na Europa. O CD traz uma estética eletrônica e, ao mesmo tempo, orgânica, procurando sempre timbres e texturas para suas percussões acústicas.
Jam, que já teve músicas gravadas por Marisa Monte, Roberta Sá e Elba Ramalho, coletou sons da África, Europa e Brasil e os uniu às suas criações, no Rio de Janeiro. Participam do disco os franceses MC Soba e Tatou, além dos brasileiros Isaar (da Orquestra Santa Massa) e o cantor Junio Barreto.
Release - Dj Dolores
Conheci Jam num momento importante de sua vida profissional, em que a bateria já não lhe bastava e seu universo se expandia para as infinitas possibilidades da percussão. Trabalhamos juntos em alguns discos e também ao vivo, quando era sempre surpreendente não só ouvi-lo em ação, mas também visualizar seu set experimental composto de instrumentos de diversas origens, incluindo peças surrupiadas da cozinha de sua mãe.
Sua habilidade não só era aplicada a instrumentos acústicos, mas se estendia às máquinas eletrônicas , dessa forma demonstrava um incrível talento nato e facilidade de adaptação a qualquer linguagem musical.
O tempo passou e me surpreendo mais uma vez quando ouço, em "Dia Santo", que o ex-tímido baterista se revela também compositor e arranjador de mão-cheia, sensível e, quando necessário, com pegada firme, boa para as pistas de dança do mundo.
"Dia Santo" traz a maturidade de uma artista capaz de cruzar fronteiras culturais, geográficas, estéticas e ainda assim se sair muito bem em sua proposta: os elementos acústicos predominam, mas também é um prato feito para remixes . Há uma "brasilidade" inegável, mas poderia ser um disco produzido em qualquer lugar do Planeta Música . É um trabalho de compositor no qual as melodias soam objetivas e – território difícil – a concepção rítmica dá o caráter final. E isso não é para qualquer um.
Catalogar "Dia Santo" nos gêneros comerciais é trabalho inútil. Na minha estante, o rótulo é "Música Excelente".
aka dj dolores .
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