Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 06:18

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Hors-circuit 

J’habite à Paris depuis trois ans et je dois confesser que, dans «la ville qui respire la culture», ma programmation culturelle se limite à des visites sporadiques au Centre Pompidou et à d’autres plus régulières dans les différents cinémas du réseau MK2. Au début, c’était une sorte de cours de français. Je ne choisissais même pas le film, l’important était d’être dans la salle obscure à écouter cette langue alors étrangère.

Même sans visiter les musées, parce qu’il y a toujours des files d’attentes de plusieurs kilomètres, je suis attentif aux activités culturelles hors-circuit de la ville. Quand j’ai vu que Jean-Michel Basquiat allait être exposé au Musée d’Art Moderne, j’ai décidé d’y aller avec mon amie Adriana Penna, personnage important du monde du disque au Brésil.

J’ai connu Adriana dans les années 90, quand elle était res- ponsable marketing de Sony Music. Nous nous sommes rencon- trés dans une maison de campagne de la Baixada Fluminense (RJ), dans laquelle le groupe Cidade Negra tournait alors un clip vidéo, pour lequel j’ai d’ailleurs réalisé le making off. J’avais ap- porté une caméra hi-8 pour filmer de quoi remplir mes archives personnelles et j’ai fini par être promu assistant général du ma- tériel de tournage. Plus tard, j’ai négocié avec elle les images pour Sony et MTV Brésil. Je me souviens être sorti de l’entretien avec la moitié de ma paie en disque. Plutôt inhabituel comme rencontre. Depuis nous sommes amis.

A la porte du musée, nous avons attendu les deux heures ha- bituelles, mais, pour voir les œuvres de Basquiat et Larry Clark, cela a vraiment valu le coup. Durant sa courte carrière, Basquiat a atteint des sommets. Des sommets bien hauts pour un enfant de Brooklyn, fils d’immigrants qui avait commencé comme graf- feur dans les rues de son quartier.

Il signait toujours ses graffitis «SAMO» ou «SAMO shit», ce qui veut dire «toujours la même merde». On peut affirmer que Basquiat a bouleversé le circuit des arts de New York et ensuite du reste du monde, envahissant les galeries avec sa formation de rue et ses influences africaines. Et comme si ce n’était pas suffi- sant, il s’était même lancé dans le monde de la musique. A la fin des années 70, il avait créé le groupe Gray, avec lequel il a joué dans de nombreux club de renom de la Grosse Pomme. 

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Off road 

Morando em Paris há três anos, confesso que na "cidade que respira cultura" minha programação cultural se limita a visitas esporádicas ao Georges Pompidou e constantes aos cinemas da rede MK2. No começo era uma espécie de curso de francês, nem escolhia o filme, o importante era estar na sala escura escutando a língua estrangeira.

Mesmo sem visitar os museus, porque sempre há filas quilométricas, estou atento às atividades culturais off road da cidade. Quando vi que iria rolar Jean-Michel Basquiat no Museu de Arte Moderna, me programei para visitá-la com a amiga Adriana Penna, mulher forte do mundo dos discos no Brasil.

Conheci Adriana na década de 90, quando ela era gerente de marketing da Sony Music. Nos encontramos em um sítio na Baixada Fluminense, onde estava sendo gravado um clipe da banda Cidade Negra, do qual fiz o making off. Levei uma câmera hi-8 para gravar um material para meu arquivo pessoal e dentro do set acabei promovido a assistente geral de câmera. Depois negociei com ela as imagens para Sony e a MTV brasileira. Lembro que saí do encontro com metade do cachê em discos. Foi um encontro inusitado e somos amigos até hoje.

Na porta do museu fizemos as habituais duas horas de fila, mas valeu a pena para ver as obras de Basquiat e Larry Clark. Em poucos anos de carreira, Basquiat alcançou vôos altos. Bem altos para um menino que nasceu no Brooklin, era filho de imigrantes e começou como pichador nas ruas do bairro.

Ele assinava sempre seus grafites com "SAMO" ou "SAMO shit", que significa "a mesma merda de sempre". Pode-se afirmar que Basquiat subverteu o circuito da arte de Nova York e depois do mundo, invadindo as galerias com a sua formação de rua e suas influências africanas. E como se ainda fosse pouco, ele ainda se arriscou no mundo da música. No final da década de 70, criou uma banda chamada Gray, com a qual tocou em vários clubes renomados da Big Apple.

 

Par Pedro D-Lita
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